Article très intéressant, qui me permettra je l’espère de faire mon deuil. Nous venons de rompre avec mon ami car celui ci a peur de s’engager. Apres un an de relation je ne connaissais pas sa famille, je ne connaissais que quelques amis enfin plutôt connaissances qu’il côtoyait car justement je ne connaissais pas ses amis. Je n’ai jamais fais de soirées avec eux.
Je suis avec un homme depuis un moment et je sens qu’il prend ses distances de plus en plus. C’est lui qui m’a séduit et à tt fait pour que j’accepte de sortir avec lui. Il était aux petits soins avec moi, quand on est ensemble il est tjs souriant etc sinn tjs des messages et des appels entre nous. Depuis un moment, il a completement changé. Plus de message de bonjour ni bonne nuit, on ne se voit pratiquement plus. Et quand je demande le pourquoi de la chose, il me dit je ne suis pas habitué qu’on me porte bcp d’attention. Je ne sais pas quoi faire. J’ai joué la carte de la fille distante, il s’est enervé au bout de 1 jour. Je ne comprend pas d’où vient ce changement et ce qu’il faut faire pour qu’il se rend compte du mal qu’il me fait.
Voyez donc que mon dieu me responsabilise en tant qu'Homme. De plus, si on L'appelle "Abba, Père", c'est qu'Il nous apprend à marcher sans nous tenir la main. C'est d'ailleurs une exégèse possible du fameux rétablissement d'un paralytique par Jésus : "Lève-toi, et marche." En effet, une fois miraculé - transition qui n'a duré qu'un instant - le paralytique n'a plus besoin de Jésus pour se tenir debout : Jésus (qui est Yahvé incarné, pour autant qu'on croie) ne lui a pas jeté un sort, ni un enchantement, pour le maintenir. De même que dans le poème de la Genèse, il suffit à Dieu de dire "Que la lumière soit" pour qu'elle illumine la Création, il suffit à Son incarnation de dire "Lève-toi et marche" pour que le paralytique se dresse sur ses jambes... Dans le christianisme, et plus largement le monothéisme, Dieu est le Logos, le Verbe, la Parole, à savoir le discours performatif où dire = agir et, ici, créer. Rien à voir avec une énergie ni une magie cosmique ! Voilà pourquoi il n'y a rien d'ésotérique là-dedans, et pourquoi - à mes yeux - croire est si fort.
Pour lui, l’amour est une sacrée tuile ! Vigilance pour le repérer car il se montre d’abord attentif, prévenant, ravi de partager vos passions et de rencontrer vos amis. Il vous fait même des déclarations. Le hic ? S’il vous sent prête à passer du « je » au « nous », pire, à construire, il panique, et d’autant plus s’il est épris. Son angoisse étant à la hauteur de son attachement, c’est le revirement total : il devient distant, n’est plus joignable ou overbooké, décline par mails expéditifs les projets qu’il avait lui-même formés avec vous : «Suis charrette. Impossible d’aller à Amsterdam ce week-end. A plus.» Mieux, il se défile carrément le jour du mariage. Vous n’y êtes pour rien, cela se joue avec lui-même.

Et sinon, c’est vrai que le break permet de réfléchir un peu. Avant de quitter mon exe, on avait fait une sorte de petit break car elle est partie une semaine en vacance. J’ai donc eu un peu le temps de réfléchir (c’était pas une période évidente). Je me suis rendue compte que j’étais beaucoup plus active lorsqu’elle n’était pas là, que ça me forçait à aller de l’avant etc, et puis j’ai réalisé que j’appréhendais son retour (ça, ça voulait dire que je pré-sentais qu’à son retour ça ne seraient pas d’heureuses retrouvailles mais probablement la rupture parce quelque chose ne fonctionnait plus). Après, faut pas non plus que le break dure trop longtemps, et puis faut que ce soit un vrai break par contre, histoire de voir si on arrive à gérer le manque.

Voilà pourquoi un homme peut soudain paraître absent. Sa femme doit cesser de se creuser la cervelle pour comprendre ce qu’elle à fait afin de mériter une telle indifférence et admettre que cela n’a rien à voir avec elle. Elle doit apprendre que lorsqu’un homme peut se rendre sans encombre dans sa caverne dès qu’il en ressent le besoin, il ne tarde pas à en ressortir. Tout rentre alors dans l’ordre. Cela est d’autant plus difficile à admettre pour une femme qu’une régle d’or féminine commande de ne jamais abandonner quelqu’un en détresse. Tourner le dos à son homme favori au moment ou il est perturbé lui semble donc la négation de l’amour. Puisqu’elle tient à lui, elle cherchera plutôt à le suivre dans sa réclusion pour tenter de l’aider à arranger les choses. Et comme l’homme ne l’entendra pas de cette oreille, c’est là que les soucis commencent.
×