Notre conseil : Dis, Christopher, tu ne veux pas venir faire une bouffe avec nous, un de ces jours ? Non seulement on te parlera de nos amis hommes qui n'hésitent pas à critiquer un peu leur femme dans leur dos, mais on te montrera en plus qu'on a d'autres activités que de médire sur les hommes (euphémisme), comme parler de nos enfants, de notre job, de nos voyages, de nos ambitions, de nos rêves, etc. Car oui, tu ne l'as peut-être pas remarqué à force de boire ta bière devant ta télé, mais les femmes doivent à la fois gérer leur vie de femme (active), d'épouse, de mère, d'amie,  etc.

Mon homme a perdu son emploi cet été (juin 2015) et a voulu prendre un peu de temps pour lui, avant de retrouver un nouveau job. Bref, au fil du temps, mon homme ne faisait que sortir avec ses amis, me laissant souvent toute seule à la maison. Parfois même il découchait ou rentrait à point d’heure, car ils restaient chez ses amis. Il était difficile d’avoir une conversation « d’adulte ». Soit il évitait le sujet, soit il allait dans mon sens, en disant que j’avais raison, qu’il devrait moins sortir et passait plus de temps avec moi. Pour ma part, je ne l’ai jamais empêcher ou reprocher de sortir ou de voir ses amis mais je me sentais délaissée, car il était très peu présent pour moi et agissait plus comme un célibataire, que comme un homme en couple.


Un exemple simple quand une petite fille tombe et se fait mal on la porte, on l’embrasse, on se montre ultra-attentionné et protecteur. Quand un garçon du même âge évidemment nous faisons la même chose mais très rapidement on attend de lui qu’il aille mieux et qu’il sèche ses larmes, qu’il soit fort, on lui dit qu’il est grand et qu’il ne doit pas pleurer parce que c’est un homme. Cet exemple montre bien que notre comportement découle aussi de notre éducation qui va régir la relation femme homme, et même au delà dans le couple homme femme.
Les hommes ont peur d’échouer dans la vie — non seulement au travail, mais aussi au foyer. L’antidote à cette crainte? La louange. L’estime de leur femme compte beaucoup pour eux. Les louanges sincères de leur femme les aident à affronter tous les domaines de leur vie avec assurance et confiance. Si leur femme ne les estime pas, ils chercheront cette reconnaissance ailleurs.
Vous l’avez compris, le forcer et insister pour qu’il s’engage n’aboutira à rien si ce n’est à la séparation de votre couple. Ce n’est pas ce que vous souhaitez, il vous faudra donc être patiente. Mais ne faire qu’attendre pour qu’il ait envie de s’engager pour apprécier les moments que vous passez ensemble et pour apprécier votre couple ne vous rendra pas heureuse, il le ressentira. Cela pourrait être un autre frein à son engagement. Pour qu’il ait envie de s’engager, en plus d’être patiente avec votre homme, de ne pas le brusquer, il va falloir que vous appreniez à apprécier votre couple pour ce qu’il est. S’il y a des choses qui vous déplaisent pour le moment, discutez-en mais n’oubliez pas d’apprécier chaque étape de votre histoire.
Maintenant, je dirais : heureusement ! que les neurosciences ne prétendent pas statuer sur l'existence ou non de Dieu. Figurez-vous que de faire les sacrements, suivre le catéchisme et les retraites inhérentes dans mon enfance puis mon adolescence, m'a toujours porté sur les nerfs : vif d'esprit, je voyais mes camarades exécuter dévotement le rituel et trouver en suant des professions de foi à déballer parce qu'on l'attendait d'eux et que, comme tous les enfants dans nos éducations trop empreintes d'autoritarisme (et d'égoïsme depuis 68), ils cherchaient à faire de leur mieux. Là dedans, j'étais un "Julien Sorel" avant l'âge (Stendhal) : je pratiquais le rituel et le prêchi-prêcha pour me débarrasser des adultes, tout en passant pour un saint auprès d'eux, car je mettais toute ma science à exprimer ce que je ressentais profondément dans les formes qu'on m'imposait. Bref, je dirais aujourd'hui que j'avais déjà "le sens de la mission". Car si Dieu existe, il ne nous fait pas moutons, brebis et agneaux. Ce sont certes des métaphores instructives sur la valeur de Dieu, ce Seigneur qui nous dit avant de mourir toutefois : "Maintenant, Je suis votre ami et vous les Miens." ... Quel rapport avec l'autoritarisme et l'égoïsme de nos éducations et de nos chefs ? ... Laissez-moi répondre pour vous : Aucun.

Oui, les hommes ressemblent à des élastiques : lorsqu’ils se réfugient dans leur caverne, ils ne peuvent s’y enfoncer que jusqu’à un certain stade avant d’être ramenés à leur point de départ. L’élastique est donc le symbole idéal pour nous aider à comprendre le cycle de l’intimité masculine, cycle fait d’un rapprochement suivi d’un éloignement, puis d’un nouveau rapprochement plus serré.

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